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Changements climatiques



 

À l’échelle de la planète, on estime que les températures moyennes ont augmenté de 0,7 °C au cours du 20e siècle. La dernière décennie (2001-2011) fut d’ailleurs la plus chaude jamais enregistrée par les services météorologiques et le réchauffement en cours va en s’accélérant.


Le réchauffement climatique est déjà une réalité au Québec. Dans sa partie méridionale, les températures moyennes annuelles ont augmenté de 0,3 °C à 1,5 °C au cours de la période 1960-2008. Les averses de neige ont augmenté dans le nord du Québec mais diminué dans le sud. À plus long terme, il est anticipé que le climat québécois continue de se réchauffer sur l’ensemble du territoire, particulièrement en hiver. Ainsi, d’ici à 2050, les températures hivernales pourraient connaître des hausses atteignant 3,8 °C dans le sud du Québec et 6,5 °C dans le nord (source : Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques, MDDEP 2012).

Au Québec, les émissions de gaz à effet de serre (GES) s’élevaient à 81,8 millions de tonnes en 2009, ce qui est 2,5 % inférieur au niveau de 1990. La baisse de 2,5 % des émissions de GES, depuis 1990, est principalement attribuable à la diminution des émissions du secteur industriel observée depuis 2007. En 2009, les émissions québécoises de GES représentaient 11,9 % des émissions canadiennes, lesquelles atteignaient 690 Mt éq.CO2. Le Québec affichait le deuxième taux d’émissions de GES le plus faible par habitant de l’ensemble des provinces et territoires canadiens (Inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre en 2009 et évolution depuis 1990, MDDEP 2011). Cette bonne performance est largement attribuable au fait que, par le passé, les Québécois ont investi dans une source d’énergie propre et renouvelable : l’hydroélectricité.

Des engagements internationaux

En juin 1992, lors de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) tenue à Rio et connue sous le nom de Sommet de la Terre, 154 pays adoptaient la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CNUCC). À ce jour, la Convention a reçu l’appui de 195 pays.

La convention établit un cadre global pour permettre aux gouvernements de s’attaquer aux défis qui découlent des changements climatiques. Elle reconnaît le caractère planétaire des changements climatiques et l’importance de la coopération et de la participation de tous les pays à une action internationale selon leurs responsabilités communes mais différenciées. Son objectif est de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre de l’atmosphère, afin de prévenir toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique.

Lorsque les gouvernements ont adopté la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, ils ont reconnu qu’elle constituerait un tremplin pour une action plus vigoureuse. Des négociations ont alors été entreprises et ont mené, en décembre 1997, au Japon, à l’adoption du Protocole de Kyoto par les représentants de 160 pays. En vertu de ce protocole, 38 pays industrialisés s’engageaient à réduire globalement, de 2008 à 2012, leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2 % par rapport au niveau de 1990. Le Canada s’était engagé pour sa part à les réduire de 6 %, cependant en décembre 2011 le Canada a annoncé qu’il se retirait du Protocole de Kyoto.

Le Québec de son côté a assuré une présence active à presque toutes les conférences des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) depuis l’adoption du Protocole de Kyoto en 1997.

Grâce aux efforts du Québec et de ses partenaires du Réseau des gouvernements régionaux pour un développement durable (nrg4SD) et du Climate Group, les parties à la CCNUCC ont reconnu la nécessité d’engager les États fédérés et les gouvernements régionaux dans la lutte contre les changements climatiques dans le cadre des accords de Cancun. La reconnaissance internationale du rôle et des actions des États fédérés dans ce domaine demeure ainsi une priorité du Québec, qui soutient que le prochain accord international sur le climat ne saurait se passer des efforts de réduction des émissions de GES et des actions d’adaptation aux changements climatiques de tous les ordres de gouvernement.

Voir : Le Québec sur la scène canadienne et internationale

Une stratégie québécoise

Le 3 juin 2012, le gouvernement du Québec rendait publics le Plan d'action 2013-2020 sur les changements climatiques ainsi que la Stratégie gouvernementale d’adaptation aux changements climatiques qui l’accompagne. Le Plan d’action se déploie en 30 priorités d’action, notamment dans le domaine de la mobilité durable, de l’aménagement du territoire et de l’énergie.

Les actions prévues dans le Plan d’action ont pour but de contribuer à l’atteinte de l’objectif de réduire de 20 %, sous le niveau de 1990, les émissions de GES à l’horizon 2020.

Voir : Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques

Dans la poursuite de l’atteinte de son objectif de réduction des émissions de GES à l’horizon 2020, le Québec pourra s’appuyer sur un système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de GES, qui devrait être déployé en janvier 2013.

Voir : Système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de GES

En effet, le Québec s’est joint à la Western Climate Initiative (WCI) en avril 2008. La WCI est un regroupement d’États américains et de provinces canadiennes qui souhaitent se donner une approche commune pour lutter contre les changements climatiques, notamment par le développement et la mise en œuvre d’un système nord-américain de plafonnement et d’échange de droits d’émissions de GES.

Voir : Le marché du carbone

Le Plan d’action 2013-2020 fait suite au Plan d’action 2006-2012 : Le Québec et les changements climatiques – un défi pour l’avenir qui visait un objectif de réduction des émissions de GES de 6 % en 2012 par rapport au niveau de 1990.

La participation du ministère des Ressources naturelles

Le développement d’une énergie propre, renouvelable et qui émet peu de gaz à effet de serre est une priorité pour les Québécois. Le Québec a privilégié le développement de l’énergie hydroélectrique et  éolienne. Ses actions favoriseront le développement de sources d’énergie émergentes, telles que la géothermie, l’énergie solaire, les biocarburants et l’hydrogène, tout en favorisant l’utilisation plus efficace de l’énergie.

Le gouvernement a récemment annoncé sa volonté d’élaborer une nouvelle politique énergétique; plusieurs orientations de cette politique seront liées aux actions visant à réduire les émissions de GES au Québec.

Des actions en adaptation

L’économie québécoise est particulièrement vulnérable aux changements climatiques, car plusieurs secteurs reposent sur l’exploitation, la transformation ou l’utilisation des ressources naturelles. Les changements climatiques pourraient affecter à la fois le profil et le rendement de l’industrie forestière québécoise. De plus, le changement des régimes de précipitations et de températures risque de nuire à la production hydroélectrique.

Les travaux entamés par le Consortium Ouranos permettent de soutenir la mise en œuvre des actions en matière d’adaptation. Le consortium met en commun les savoirs et disciplines d’un ensemble de chercheurs afin de faire avancer les connaissances en matière d’enjeux et d'adaptation aux changements climatiques en Amérique du Nord.

Avec le lancement du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques, le gouvernement dévoilait la Stratégie gouvernementale d’adaptation aux changements climatiques. Le Québec agit désormais sur deux fronts : réduire ses émissions de GES et accroître sa résilience, ou sa capacité d’adaptation, face aux impacts des changements climatiques.

Voir : Stratégie gouvernementale d’adaptation aux changements climatiques

Voir également








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